mot de la zone : mélodie

Aujourd’hui Eurydice

 

Retranchée dans un appartement, la messagère d’Eurydice revient sur les évènements qui l’ont amenée à trahir le Groupe d’Intervention. État d’urgence, catastrophes industrielles, pollutions, montée des eaux… Au cours d’une de ses enquêtes, la messagère retrouve Orphée. Il a entrepris de redescendre aux enfers mais, hors-sol depuis longtemps, le héros n’a plus de repères… La messagère l’accompagne, le guide, lui souffle son rôle et lui montre les boucles baroques d’un monde en mouvement. Tout est lié dans ce roman aux multiples facettes qui tente de saisir les dérèglements de notre époque : réécriture du mythe, matière musicale issue de l’opéra de Monteverdi, fable écologique, poésie pétrochimique… Orphée, héros en fuite traqué par des forces contraires, et dénominateur commun de cet étonnant tumulte, cherche une main tendue. Aujourd’hui Eurydice.

Le livre se commande aux éditions publie.net,
ou dans toute librairie,
en format papier et numérique (avec boucles retroactives).
Pour une expérience de l’oeuvre ouverte, croiser lecture du récit et celle du site « avant-scène »eurydice-02

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Le grain de la voix

 

© Inconito pour À bout de souffle, 2011

© Inconito pour À bout de souffle, 2011 

Ici les voix s’étirent en lignes continues, soutenues par une pulsation presque secrète mais toujours présente — et le langage de la musique, tout en modulations et en émotion, surpasse celui des mots !

Pour faire entendre les larges courbes déployées par Fauré autour de l’inexprimable, À bout de souffle propose de se placer au plus proche des voix : un piano seulement pour accompagner les œuvres. Et les poèmes de Victor Hugo, Armand Silvestre, Paul Verlaine… seront lus avant d’être chantés. Ainsi prendra corps la polyphonie chère à Gabriel Fauré, premier romantique à découvrir le grain de la modernité, scintillant encore à notre oreille.

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BELLE ET RESSEMBLANTE

 

© Jean-Yves Bonzon pour À bout de souffle, 2008

© Jean-Yves Bonzon pour À bout de souffle, 2008

Belle et ressemblante, la musique qui joue à sembler la poésie, tant le rythme et la mélodie sont les éléments mêmes de la matière poétique.

Ravel, Debussy, Hindemith et Poulenc ont en commun d’avoir posé cette matière dans leur creuset : extraire la musique des mots, en pénétrer les secrets prosodiques et imaginaires, faire entendre le dialogue intense qu’ils ont entretenu avec les poèmes. Voilà les opérations d’alchimistes auxquelles ces compositeurs nous incitent à l’écoute de leurs chansons.

Musique ou poésie ? Poésie ou musique ? Déjà le madrigal jouait avec ces frontières lorsque Monteverdi découvrait Pétrarque. Pour faire goûter le plaisir de ce jeu baroque, l’ensemble À bout de souffle a choisi de faire dire les poèmes de Charles d’Orléans, Rilke, Apollinaire et Éluard, avant de les chanter. Ainsi l’auditeur sera à la place du compositeur : à la frontière entre poésie et musique, moderne et ancien, création et réception, avec tout le sérieux et l’humour propres au jeu.

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© zone claire 2015